If I could

If I could
Je regarde les gens de ma classe, je les observe, les découvre. Je suis en cours d'anglais et nous corrigeons l'exercice que j'était supposé faire. Mais depuis quelques jours, l'envie n'y est plus. Un élève fait le pitre, d'habitude j'aurai ri, mais le sourire n'y est plus. Les autre rigolent, la professeur hurle et le calme revient. C'est bientôt à mon tour de parler, mais la réflexion n'y est plus. Nous passons ensuite à la partie grammaire, l'enseignante écrit au tableau, pendant que les élèves discutent, blaguent, mais chez moi, la joie n'y est plus. Modals verbs have only one form and they're followed by the infinitive without"to". Au fond de la classe, règne ma tristesse, l'espoir n'y est plus. Dehors, il fait beau, pas un nuage, juste une légère brise, douce comme elle l'était. J'attends que le temps passe, j'attends ce soir, où je boirai pour oublier, l'oublier. They don't need auxiliary. Tout le monde a l'air excité, normal, c'est bientôt le week-end. Tous s'en foutent de ce cours. Ce soir, elle me répondra, mais l'impatience n'y est plus. Un élève pose une question, pose une question, je me déconnecte. Les gens me demandent ce qui ne va pa, je réponds que c'est juste un manque de repos, certes, il y en a à force de rester toutes les nuits devant mon téléphone, espérant voir son nom affiché à l'écran, mais le manque de sommeil, je sais très bien que ça ne déprime pas. We use modal verbs to describe an ability or a lack of one. J'essaie d'écrire pour comprendre et pour l'oublier, mais l'inspiration n'y est plus. Je prête mon effaceur à ma voisine de devant. j'ai l'impression d'être vide et cela depuis quelques jours. C'est une sensation horrible. Le rêve à fait place à la crainte. You can look, but you can't touch. Voilà, cette phrase donnée en exemple par la prof va résumer mon futur proche. La voir, y penser mais sans l'aimer. Encore trois heures de cours, après, ce fichu bal, celui que j'attendais depuis un an, mais le bonheur n'y sera pas. We hope to be able to visit you next month. Espérer, espérer, je n'ai fait que cela depuis ce jour, mais maintenant, le coeur n'y est plus.
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# Posté le dimanche 26 avril 2009 13:27

Elle, ce bateau

Elle, ce bateau
J'attends, au bord de la plage. Je suis étendu sur le sable, je regarde le ciel et ses gardiens laineux. Je rêve, repense à mon ancienne vie et surtout à ce jour où tout s'est fini. Je partis en direction du port, pris un bateau et m'enfuya, le plus loin possible pour oublier. Deux jours plus tard, je me retrouve seul sur cette île qui, en fait, m'y fait penser sans arrêt car je n'ai plus que cela pour m'accrocher à l'existence, maudite île, maudit bateau, maudit manque d'essence, maudite vie. Alors je passe le temps, espérant voir une coque ou un avion désespérement. La nuit passe, l'espoir trépasse. Je me lève de bonne heure, cours sur la plage et attends, scrutant l'horizon. Que c'est calme, pas comme ma vie c'est derniers temps, pas une seule vague. Je pense à mon futur où je la reverrai, la prendrai dans mes bras, mais je sais que ce futur n'existera plus. A chaque instant, j'espère entendre le bruit d'un souffle, d'un moteur, celui qui m'emmènera loin, loin du monde, du quotidien et des soucis vers un monde où l'on ne sait pas si le mot "regret" prend un "r" ou deux. Je me lève et vais vers l'océan infini. Il est lucide et accueillant, comme elle l'était. Le crépuscule se réveille, remplaçant le jour. Il se fait tard, je suis fatigué mais je n'arrive pas à dormir, je n'y arrive plus. Je regarde les étoiles, essayant de la retrouver, mon étoile qui a illuminé mes jours et même mes nuits et attends le moment ou je marcherai sur le pont du bateau, elle à son bord. Voila, c'est mon quatrième jour, il fait beau, je garde espoir. Tout à coup, le bruit d'un avion retentit. J'allume le feu que j'avais prévu à cette effet. Ce feu que j'aurais bien voulu lui déclarer. L'avion s'approche mais continue sa route, feignant l'indifférence, comme elle. Je reste debout, coi, l'adrénaline est redescendu, a sombré. La fumée s'est dissipée comme pour mieux permettre d'y réfléchir, les cendres ont refroidi. Je me recouche en pleurs. Je regarde le coucher du soleil et m'endors, une nouvelle nuit de cauchemards. Mes pieds sont mouillés, la marée était montée durant la nuit, prévisible pas comme elle. Les journées passent, les semaines défilent. Je suis toujours sur cette terre coupée du monde. Je suis maintenant âgé et comme chaque matin, depuis des années, je me lève et cours sur la plage, regarde l'océan vide m'assieds et attends ce bateau qui me sauvera du passé, j'attends qu'il vienne, qu'elle revienne. Et comme chaque soir, je rentre dans ma cabane de bois, regarde sa photo, m'endors et rêve d'elle.



Il ne faut pas vivre dans le passé mais aller de l'avant, essayer d'oublier ces cicatrices qui nous y rattachent, prendre les rênes mais surtout ne pas fuir.
----people always try to improve
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# Posté le dimanche 26 avril 2009 13:24